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Une voix du terrain

Énergie Var (83) n° C-SG9V-QVB5

Ce qui ne va pas

L'avenir de notre pays dépend pour une majeure partie de sa capacité d'innovation et de découvertes qui permettraient le développement de nouvelles activités. Encore faut-il que les axes de recherche soient définis de manière efficiente. Dans le domaine de l'énergie, en 2026 la production, sur le plan mondial, dépend à 86 pourcents des énergies fossiles et à 14 pourcents du nucléaire et des énergies renouvelables. Si rien n'est fait, les risques de catastrophes naturelles et de modifications climatiques sont importants, y compris dans notre pays. Contrairement à d'autres pays, aucune recherche sérieuse n'est programmée en France dans les domaines de la fusion froide ou de l'énergie libre. Ce qui est vrai pour l'énergie, l'est également pour d'autres secteurs, comme la santé, l'agriculture, l'intelligence artificielle, la robotique... Le projet le plus connu pour la recherche d'une nouvelle énergie propre est ITER. Ce projet international de réacteur à fusion nucléaire est situé à Saint Paul les Durance, près de Cadarache. La France y participe avec 22 autres pays. Il fut conçu entre 1988 et 1992 et l'on espère qu'il sera opérationnel en 2035, ce qui est loin d'être certain. Prévu, au départ, pour une somme de 5 milliards d'euros, il est estimé aujourd'hui à 22 milliards et ce n'est pas terminé.

Ce qui est proposé

Nous proposons deux solutions possibles pour la recherche sur l'énergie : 1 - Qu'une partie des financements et des ressources humaines consacrés à ITER soit allouée à la recherche d'autres solutions, en suivant l'exemple d'autres pays. 2 - Ou, s'il n'est pas possible de convaincre tous les pays participants à ITER, que la France assume cette recherche au sein du CNRS, ou autre organisme, en accordant des moyens aux chercheurs dont certains ont déjà une bonne connaissance de ces possibles autres solutions. D'une manière générale, nous suggérons que soient constitués un ou plusieurs comités d'experts dont l'indépendance vis à vis des intérêts privés soit contrôlée, qui décident de l'orientation de la recherche, de la mise à disposition des moyens nécessaires, du suivi et de l'industrialisation des applications, avec pour objectif un équilibre et même un gain entre les investissements et les revenus. Nous demandons que les décideurs soient responsabilisés et contrôlés quant aux résultats.

— Claude Delarose