ET SI ON ALLAIT SIMPLEMENT VOIR CE QUI SE PASSE SUR LE TERRAIN ?
Partout en France, le même sentiment revient. Celui de ne plus être entendu. De subir des décisions prises loin de son quotidien. De voir les difficultés s'accumuler, les services disparaître, les métiers perdre leur sens, les territoires se fragiliser et les citoyens se diviser, de voir notre terre mourir petit à petit, et nous avec.
Agriculture, santé, éducation, environnement, économie, alimentation, logement, travail, démocratie... Les sujets sont différents. Les réalités aussi. Mais derrière eux revient souvent la même question : est-ce qu'on peut encore faire autrement ?
Nous avons décidé d'aller chercher la réponse directement sur le terrain.
UN MOIS POUR TRAVERSER LA FRANCE
Pendant tout le mois de novembre 2026, La Marche à Suivre ira de territoire en territoire à la rencontre de celles et ceux qui y vivent.
Chaque jour, un nouveau département. À 13h, nous partirons marcher pendant environ quatre heures. Tout le monde pourra nous rejoindre : pour dix kilomètres, trois kilomètres, quelques centaines de mètres ou simplement pour venir discuter.
Nous marchons pour créer la rencontre, et les convergences.
Pendant ces kilomètres, nous parlerons de ce qui ne fonctionne plus, bien sûr. Mais nous voulons surtout poser une autre question :
Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Quelles solutions existent déjà ?
Qu'avez-vous expérimenté ?
Qu'est-ce qui fonctionne chez vous ?
Qu'aimeriez-vous changer ?
Et si vous aviez réellement la possibilité de décider, que proposeriez-vous ?
RECUEILLIR, MAIS SURTOUT CONSTRUIRE
La Marche à Suivre ne veut pas simplement dresser une nouvelle liste de tout ce qui va mal. Nous le savons déjà.
Nous voulons recueillir des solutions. Des propositions très concrètes comme des idées beaucoup plus grandes. Des initiatives qui existent déjà quelque part en France. Des expériences qui ont fonctionné. Des propositions citoyennes, professionnelles, associatives ou scientifiques.
Pendant toute la Marche, ces contributions seront recueillies, documentées et rassemblées.
Parce qu'il existe probablement déjà, partout sur notre territoire, une partie des réponses que nous cherchons. Mais encore faut-il les faire circuler.
À 17H, ON POSE LES SACS ET ON CONTINUE À PARLER
Chaque étape se terminera par un rassemblement. Habitants, associations, collectifs, professionnels, chercheurs, agriculteurs, entrepreneurs, élus locaux, artistes ou simples citoyens pourront venir échanger.
Selon les étapes : tables rondes, témoignages, conférences, retours d'expérience, présentation d'initiatives locales ou discussions collectives.
Il n'y aura pas un programme identique partout. Chaque territoire aura quelque chose de différent à raconter.
À 19h, la journée publique s'arrêtera. Nous rejoindrons notre lieu d'accueil, nous nous occuperons de notre âne et de notre mule, nous préparerons l'étape suivante... Et le lendemain, nous recommencerons.
UNE GRANDE CONVERGENCE
La Marche à Suivre n'a pas vocation à devenir la marche d'un camp contre un autre. Au contraire.
Nous voulons voir s'il est encore possible de mettre autour de la même table des personnes qui ne votent pas pareil, ne vivent pas pareil, ne travaillent pas dans les mêmes secteurs et ne partagent pas nécessairement les mêmes opinions.
Nous n'avons pas besoin d'être d'accord sur tout pour commencer à construire quelque chose ensemble. Et je suis persuadé que nous avons bien plus de points communs qu'on nous le fait croire !
Associations, ONG, syndicats, collectifs, citoyens, scientifiques, artistes, personnalités publiques, professionnels et acteurs des territoires sont donc invités à rejoindre cette convergence.
Mais pour voir ce que nous sommes encore capables de construire malgré elles.
ET POURQUOI PARIS ?
Paris sera notre dernière destination, mais pas notre dernière action.
Tout ce qui aura été recueilli ne doit pas rester dans un carnet ou disparaître avec la fin de la Marche. La convergence prendra donc la direction de Paris.
L'objectif sera de rendre visibles les paroles, les expériences et les propositions recueillies pendant le parcours et de les porter jusqu'aux institutions. Et même si nombreux sont ceux qui pensent que cela ne sert à rien, c'est un passage obligé. Mais la fin de la marche ne veut pas dire la fin du mouvement. Si les autorités ne nous prenennt pas en considération, nous le ferons nous-mêmes.
Mais nous ne pouvons pas encore dire ce qu'il se passera.