Ce qui ne va pas
Je suis enseignante depuis 10 ans et je constate que les élèves français et leurs enseignants, n'apprennent ni n'enseignent dans de bonnes conditions, dans des classes mal isolées, parfois vétustes avec des programmes très chargés dans des cours d'écoles bétonnées, ect. Les élèves présentant des troubles divers, sont accompagnés mais pas suffisamment bien. La prise en charge par les AESH ne garantit pas toujours la stabilité de l'élève ou du groupe classe car c'est un lieu non adapté à la plupart de ces élèves ... Il y a tellement à dire, à faire... On gère des problèmes de misère sociale, des problèmes mentaux, médicaux et/ou comportementaux. On nous en demande toujours plus au niveau administratif, j'ai eu l'impression de faire autant de paperasse que de préparation de classe en septembre ...
Ce qui est proposé
Pour une école plus vivante et avec plus de sens : une demi-journée d'école dehors hebdomadaire. Apprendre dans les forêts, les parcs. Potager pédagogique dans chaque école. Planter davantage d'arbres dans les cours. Aménager des espaces verts, fleuris. Installer des bancs, des tables et des coins de repos sous les arbres. Créer des espaces favorisant la biodiversité : hôtels à insectes, plantations locales, refuges pour les oiseaux. Prévoir des points d'eau accessibles et des espaces de fraîcheur pour les périodes de fortes chaleurs. Des classes lumineuses, correctement ventilées, voire climatisées et mieux isolées. Rénover et moderniser les bâtiments scolaires en lien avec les énergies solaires. Avoir des heures dédiees à des savoirs essentiels et oubliés aujourd'hui dans les écoles : cuisiner, jardiner, bricoler, coudre et réparer, des cours aussi assez tôt sur la gestion de l'argent. Multiplier les sorties au musée, au théâtre, dans les monuments. Organiser des rencontres avec des artisans, agriculteurs, scientifiques et autres professionnels. En plus des classes "traditionnelles", il faudrait des salles d'apaisement et de régulation sensorielle, accessibles aux élèves qui ont besoin de s'isoler temporairement du bruit ou de l'agitation, avec un accompagnement adapté.Des cours de récréation véritablement aussi inclusives : espaces calmes, jeux accessibles et adaptés et des possibilités de retrait. Des AESH suffisamment nombreuses, formées et présentes.