Ce qui ne va pas
La dépense publique souffre d'un manque de rigueur, de transparence et d'efficacité. L'administration reste trop souvent enfermée dans des procédures archaïques, des systèmes informatiques vieillissants et une organisation qui multiplie les tâches redondantes, alors que de nombreuses opérations pourraient être simplifiées ou automatisées. Résultat : des délais interminables pour les citoyens, des agents mobilisés sur des tâches parfois superflues et des moyens publics mal employés. À cela s'ajoutent des dépenses discutables, des projets d'aménagement coûteux dont l'utilité est parfois contestable et des marchés publics qui doivent faire l'objet d'un contrôle beaucoup plus strict. Chaque euro dépensé provient de l'effort des contribuables et devrait répondre à un besoin réel, plutôt qu'à des habitudes administratives ou à des intérêts particuliers.
Ce qui est proposé
Engager un audit approfondi des dépenses publiques et du fonctionnement administratif afin de supprimer les postes, les structures et les procédures réellement inutiles, redondants ou automatisables, tout en préservant les services essentiels. Moderniser les outils informatiques, simplifier les démarches et fixer des objectifs mesurables de réduction des délais de traitement. Soumettre les dépenses importantes à une évaluation préalable de leur utilité, de leur coût et de leurs bénéfices réels, puis publier les résultats pour permettre aux citoyens de contrôler l'utilisation de leur argent. Renforcer la transparence des marchés publics, prévenir les conflits d'intérêts et sanctionner les abus avérés. Enfin, mettre fin aux projets de prestige et aux aménagements dispendieux lorsqu'ils ne répondent pas à un besoin démontrable. L'argent public n'est pas un budget sans propriétaire : chaque dépense doit être justifiée, chaque économie utile recherchée et chaque service évalué sur son efficacité réelle.
— Adrien Masanet