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Une voix du terrain

Démocratie et institutions Aude (11) n° C-Q87Q-D5G3

Ce qui ne va pas

Je constate un fossé grandissant entre les citoyens et les décisions qui engagent leur avenir. Les grandes orientations concernant l'Union européenne (ex : transfert de fonds vers l'Ukraine) sont prises sans que les Français puissent se prononcer directement sur le maintien, la réforme ou la sortie de l'UE. Les pétitions sont trop peu suivies d'effets et les citoyens ne disposent pas d'un véritable pouvoir d'initiative. Je ne comprends pas que l'argent public soit si difficile à suivre : aides versées à l'étranger, contributions européennes, marchés publics, frais des élus, dépenses des ministères. Les contrôles existent, mais leurs résultats, les responsabilités et les suites données manquent de lisibilité pour les contribuables. Dans le même temps, nos hôpitaux publics, notamment ruraux, la justice et les services de proximité manquent de moyens. La justice est trop lente face à la corruption, aux détournements et aux violences sexuelles faites aux enfants. Les enfants en danger et les parents protecteurs doivent pouvoir obtenir des décisions rapides et sûres. Je m'inquiète enfin de l'usage de la force face aux manifestations pacifiques : la police doit garantir la sécurité et les libertés des citoyens, non empêcher l'expression de leurs désaccords.

Ce qui est proposé

Je propose un référendum national, précédé d'un débat pluraliste et de bilans chiffrés indépendants, sur l'avenir de la France dans l'Union européenne : maintien, renégociation des traités ou sortie. Les conséquences économiques et juridiques de chaque option doivent être publiques. Instaurer aussi un véritable référendum d'initiative citoyenne pour proposer ou abroger des lois et rendre obligatoire l'examen des pétitions largement soutenues. Je demande un audit public indépendant des dépenses de l'État : contributions européennes, financements à l'étranger, aides aux grandes entreprises, marchés publics, frais et avantages des élus. Publier les montants, les bénéficiaires, les objectifs, les résultats et les suites données aux contrôles. Supprimer les dépenses injustifiées, limiter les cumuls de mandats et rendre compte de l'assiduité des élus et qu'ils soient évalués sur leurs résultats (vs leurs objectifs). Réaffecter les économies réellement constatées et les marges budgétaires issues des choix démocratiques en priorité aux hôpitaux publics (et notamment aux soins ruraux), à la justice et à la sécurité de proximité. Accélérer la justice face à la corruption et à la pédocriminalité, exécuter les peines définitives et protéger en urgence les enfants en danger et les parents protecteurs. Garantir une police au service des citoyens, jamais instrumentalisée contre les manifestations pacifiques : formation, désescalade, contrôle indépendant des abus et sanctions appropriées.