Ce qui ne va pas
Ce qui ne va pas : une ultra-dépendance coordonnée par des personnes déconnectées de la majorité des personnes. Notre problème n’est pas un sujet isolé, c’est la dépendance généralisée dans laquelle nous vivons, cette volonté de mondialiser. Pour nous nourrir, nous chauffer, nous soigner, nous loger ou travailler, nous dépendons de chaînes longues que nous ne contrôlons pas : énergie importée, produits fabriqués à l’autre bout du monde, marchés financiers, grandes entreprises, administrations. Chacun dépend de tout, et personne ne maîtrise rien. On arrive à la fin de ce système et on nous fait croire qu'avec plus de contrôles et le "c'est pour notre bien" (cf. la pédagogie noire), on va s'en sortir. Cette dépendance a été construite, étape par étape, par un système qui a remplacé les liens de proximité par des services et des intermédiaires. Nous avons perdu des savoir-faire, de l’entraide et de l’autonomie. Quand un maillon casse, tout vacille : prix de l’énergie, pénuries, crises financières. On nous fait croire que tout peut être maîtrisé, alors que le risque zéro n’existe pas. Plus nous dépendons, plus nous sommes fragiles, et plus nous demandons au système de nous protéger. Le cercle se referme, et la liberté de choisir sa vie s’efface. On délègue et on nous retire notre souveraineté.
Ce qui est proposé
Pluralité de sociétés au choix Aucune société n’est parfaite. Toutes ont des points positifs et des points négatifs, et leur prix à payer, parfois caché au début, finit toujours par apparaître. Plutôt que de chercher la société idéale pour tous, acceptons que chacun fasse des compromis. La vraie question est de trouver ceux qui nous conviennent, selon nos besoins et nos moments : certains voudront plus de solidarité, d’autres plus de liberté, d’autres plus d’autonomie ou de sobriété. Pour cela, plusieurs sociétés doivent coexister, avec deux règles de base : Chacun peut librement changer de société. Chaque société reste sur son territoire et ne peut pas l’agrandir. Les habitants créent leur société et choisissent leur territoire, s’il n’est pas déjà occupé. Si une société attire beaucoup, une autre naît ailleurs et sera forcément différente car lié à son territoire. Sans agrandissement possible, il n’y a pas de conquête à craindre, et les accords et les différents se discutent au cas par cas. Certaines sociétés disparaîtront, d’autres naîtront : c’est une évolution. Comment y arriver ? Lutter de front contre les élites me paraît inutile. Mieux vaut faire sa part dès maintenant : apprendre à faire société chez soi, puis avec ses amis, puis plus largement soit arriver à créer un système vivant avec peu de règles mais avec beaucoup de connaissance de soi et de l'être humain. Accepter qui nous sommes et l'autre tout en trouvant des systèmes qui nous conviennent à un moment