Ce qui ne va pas
Pourquoi donner de l’argent public à des élevages intensifs où les bêtes ne voient pas le jour et ne disposent pas des conditions minimales de vie de leur espèce ? Ces pauvres animaux malades, nourris avec des plantes elle mêmes malades rendent les gens qui achètent la viande de ce type d’ « élevage » malades… nos impôts payent : a) de la souffrance, de l’empoisonnement, de la dégradation de l’eau, de la terre, de l’air b) des médicaments, des filtrations, des dépollutions… c) la survie artificielle d’un système d’élevage industriel français pas du tout compétitif au regard de ce qui se fait ailleurs dans le monde. Seules quelques entreprises prédatrices et de court-terme profitent de cette manne d’argent public sans bénéfice ni pour les paysans ni pour les consommateurs, ni pour les contribuables…
Ce qui est proposé
a) l’argent public, national ou européen réservé aux élevages où les bêtes voient le jour et ont les besoins de leur espèce satisfaits. Tout l’élevage français répondrait a minima au cahier des charges bio par exemple. b) Privés d’aides à l’investissement, de débouchés français les élevages industriels disparaissent d’eux même. c) les produits industriels extérieurs à la France, à l’Europe sont lourdement taxés. d) la commande publique n’achète plus de ces produits industriels de mauvaise qualité e) les éleveurs ont un revenu de l’Etat pour les services environnementaux qu’ils rendent f) de nombreux agriculteurs s’installent, incités par ces facilités financières à produire des produits d’excellente qualité d) les campagnes sortent de leur marasme économique, s’embellissent, les gens mangent bien et bon, les pollutions se réduisent, la vie revient. On a juste changé les affectations budgétaires et cessé de s’attaquer aux conséquences plutôt qu’aux causes.
— Estienne Sage