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Une voix du terrain

Santé Yvelines (78) n° C-54M9-YY5P

Ce qui ne va pas

En Ile de France (peut-être ailleurs ?) les soignants habitent souvent loin de leur lieu de travail. Beaucoup d'hôpitaux par exemple, sont à Paris, où les logements sont exorbitants. Les aides-soignants et infirmiers n'ont pas tous les moyens de se loger à Paris ou proche banlieue. Sur un travail déjà difficile, avec des horaires souvent atypiques, s'ajoutent donc un temps de trajet conséquent. Cela entraine fatigue, retards, accident de la route... ce n'est bon ni pour les soignants ni pour les patients. Pire, les agents d'entretien sont de moins en moins salariés des structures de soins, mais sous traitants dans des entreprises extérieures. Ils sont devenus des acteurs de seconde zone, alors que l'hygiène est au cœur de l'hôpital.

Ce qui est proposé

Proposer des logements décents et à moindre coût aux soignants et agents d'entretien, proches du lieu de travail. Comme cela était fait par le passé par l'AP HP. Réintégrer les agents d'entretiens comme salariés à part entière et non cinquième roue du carrosse de sociétés de prestation. Autre solution, (sortie un peu du chapeau et méritant sûrement qu'une personne plus intelligente que moi y réfléchisse) : calculer le salaire d'un travailleur selon : le degré de responsabilité qu'il a dans son emploi ET le niveau de service rendu à la société de son emploi. Ainsi, un aide-soignant, dont le poste rend énormément service, et entraine une responsabilité importante, aurait un salaire lui permettant de se loger correctement. Pour financer cela, les emplois à faible responsabilité et/ou faible utilité pour la société seraient mis à contribution.