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Une voix du terrain

Europe Tarn (81) n° C-4GM4-YQEC

Ce qui ne va pas

L'Union européenne a progressivement dépassé le rôle d'une simple coopération entre nations pour devenir un système politique et réglementaire qui limite la capacité de la France à décider librement de son avenir. Des décisions majeures concernant notre économie, notre agriculture, notre commerce et nos engagements internationaux sont prises dans un cadre où le citoyen français dispose de peu de moyens directs pour les contester ou les remettre en cause. Cette perte de maîtrise démocratique pose une question fondamentale : qui décide réellement des orientations de notre pays ? La coopération européenne devrait servir les peuples, et non réduire leur souveraineté ni imposer des choix qu'ils ne peuvent pas véritablement remettre en question.

Ce qui est proposé

Recentrer la coopération européenne sur une alliance entre nations souveraines, fondée sur des échanges commerciaux simples, mutuellement bénéfiques et respectueux des intérêts de chaque peuple. La France doit retrouver une réelle maîtrise de ses choix politiques, budgétaires, économiques et diplomatiques, tout en conservant la possibilité de coopérer librement avec ses voisins. Cela implique de pouvoir remettre en cause les engagements financiers et les orientations communes, notamment les aides extérieures, selon un contrôle démocratique effectif. La souveraineté alimentaire doit également devenir une priorité : protéger notre capacité à produire sur notre territoire, garantir une juste rémunération aux agriculteurs et éviter une dépendance excessive aux importations. Toute coopération devrait pouvoir être réexaminée par les citoyens, y compris par référendum sur les décisions majeures. Coopérer librement, commercer simplement et décider chez nous : la coopération entre nations ne doit jamais se faire au détriment de leur souveraineté.

— Adrien Masanet