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Une voix du terrain

Logement et urbanisme Haute-Garonne (31) n° C-3VGU-47EJ

Ce qui ne va pas

Objet : Proposition pour développer l’habitat léger et l’agriculture nourricière dans nos communes. Le logement est devenu inaccessible pour une part croissante de nos concitoyens. Les personnes à revenus modestes, les jeunes actifs et les étudiants peinent à trouver un toit décent à un coût supportable. Dans le même temps, nos territoires perdent les savoir-faire agricoles qui permettent de se nourrir localement.

Ce qui est proposé

Je souhaite vous soumettre deux propositions concrètes, qui s’appuient sur des outils d’urbanisme existants. 1. Un secteur d’habitat léger dans chaque commune de plus de 2 000 habitants L’article L.151-13 du code de l’urbanisme permet de délimiter, dans les zones agricoles ou naturelles du PLU, des secteurs de taille et de capacité d’accueil limitées (STECAL). Depuis la loi ALUR de 2014, l’habitat léger est par ailleurs reconnu comme une forme d’habitat permanent. Je propose que chaque commune de plus de 2 000 habitants prévoie au moins un tel secteur, destiné à accueillir des habitats légers (tiny houses, yourtes, etc.) pour les ménages modestes. Ces habitats sont peu coûteux, démontables et réversibles, et respectent les sols qu’ils occupent. 2. Des lieux de vie étudiants associés à un jardin nourricier À proximité des facultés, des secteurs dédiés à l’habitat léger pourraient loger les étudiants et étudiantes à moindre coût. Chaque site comprendrait un jardin participatif encadré par un maraîcher professionnel, qui initierait les résidents à l’agriculture nourricière. Ce dispositif répondrait à la fois à la précarité étudiante, à l’alimentation de qualité et à la transmission des savoirs agricoles. Il créerait aussi un lien concret entre le monde universitaire et le monde paysan. Les bénéfices pour notre territoire une offre de logement abordable, rapide à mettre en œuvre et sans artificialisation du sol.

— Jean-Pierre CAZARRÉ