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Une voix du terrain

Environnement et climat Somme (80) n° C-38U7-K7TT

Ce qui ne va pas

Il s'agit d'un problême global. Aujourd'hui, l'humanité axe son alimentation sur les glucides en priorité, or celà n'est pas physionomiquement en adéquation avec nos réels besoins. Avec l'industrialisation et l'américanisation d'après guerre, pour cultiver en quantité des plantes annuelles produisant du grain (majoritairement du blé, autement inflammatoire pour nos organismes) nous avons eu recours au remembrement et défoncé le paysage, le bocage, le maillage de nos campagne et mis à mal l'équilibre agrosylvopastoral. Celà engendre de gros problèmes à court et long terme (ruissellement, ravinage, perte d'humus, abscence de corridors, biodiversité perturbée voire detruite, manque de couvert et donc dédertification...). Ces cultures annuelles sont énergivores (ici dans la Somme, en Picardie, la culture industrielle conventionelle est plus que majoritaire), ne nourrissent pas mais remplissent les estomacs (le pain dont les gens raffolent n'est qu'un aliment ''plaisir'', il est loin d'être indispensable et est complice de bien des maladies modernes, auto-immunes et cancers...). Ce blé empoisonne la France, bien que je n'ai rien contre l'artisan boulanger/pâtissier, nous lui accordons une place trop importante ce qui ruine nos sols, le climat et la santé: nous semons les déserts de demain et bien des problêmes. Le climat se réchauffe, se déstabilise car la forêt n'a plus sa place, alors qu'elle est l'essence même de la vie sur terre! Il faut réagir dès maintenant, ensemble.

Ce qui est proposé

Il faut rétablir l'équilibre agrosylvopastoral. Repenser les maillage des territoires, comme les anciens l'avaient fait au fil des générations. Favoriser les petites fermes paysannes qui élèvent des animaux dans des ecosystèmes sains, équilibrés. La solution est dans le passé, simplement. Aujourd'hui, nous disposons d'outils et d'énergie (engins et pétrôle), il est temps de les utiliser à bon escient pour retablir l'ordre, la logique dans les campagnes. Planter une haie est simple, les plants poussent partout en lisière des bois, au bord des chemins, on peut semer des graines d'arbres et arbustes... Chaque commune devrait organiser des chantiers participatifs où chacun mettrait son âme pour œuvrer au monde de demain, afin que nos enfants puissent vivre dignement avec de vraies valeurs. C'est si simple mais trop absent des mœurs, les parents d'aujourd'hui sont peu ou pas éduqués à la vraie vie sur notre merveilleuse planète... Pour ce qui est des glucides, des sucres lents, on pourrait couvrir nos territoire de Chataîgniers par exemple, les intégrer dans les haies bocagère, suffisemment écarter pour planter d'autres essences nourricières (fruitiers, petits fruits, haies bocagères et fourragères). Des moutons, des vaches, des poules pour entretenir les prairies, des haies pour créer des corridors, des mares, des bosquets, des petites parcelles aux cultures variées, des humains conscients qui se soutiennent et donnent sens à leur existance. Et un climat supportable et agréable.

— Aurélien Debeugny